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04/12/2006
René Bossard

René Bossard, responsable du service aux collectivités PACT Ille et Vilaine


PAM: Comment devient-on spécialiste de la réhabilitation du patrimoine ancien?

René Bossard: Après un DUT de génie civil et une première expérience chez un promoteur, je suis depuis 1975, dans le mouvement Pact Arim où j’ai suivi l’ensemble des actions menées par le Pact. J’ai mis en place des « études patrimoine » et  lancé des campagnes de ravalement en Ille et Vilaine. Dans ce cadre, j’ai rencontré plusieurs passionnés du patrimoine rural breton vernaculaire qui m’ont appris à « lire » ces constructions simples, souvent qualifiées de « petite » architecture alors qu’en fait elles sont le fruit de tout un savoir-faire traditionnel à partir des matériaux naturels locaux, d’une adaptation aux contraintes du lieu et aux besoins de l’occupant.
En 1996, l’UR Pact Arim Bretagne et d’autres intervenants ont créé, au travers d’une association, la Charte Qualité Patrimoine, pour regrouper et faire valoir les artisans travaillant selon les techniques anciennes. Je fus chargé de la mise en place de cette structure et suis toujours membre du Conseil d’Administration.

PAM: En quoi consiste votre  mission?

R.B: Intervenant principalement en secteurs sensibles et sauvegardés (Rennes), je gère les campagnes de ravalement, les OPAH de restauration des copropriétés anciennes en partenariat étroit avec les services des Bâtiments de France. A titre d’information, le nombre moyen d’immeubles ravalés à Rennes annuellement est de 80, représentant 1,6 million d’euros de travaux .

Le Pact a crée les « études du Patrimoine » pour apporter aux services communaux, les éléments techniques et architecturaux nécessaires pour la sauvegarde et la valorisation des bâtiments repérés par les Services de l’Inventaire et du Patrimoine. Ces études peuvent d’ailleurs s’intégrer aux PLU.

PAM: Comment ce métier « technique » peut-il exprimer les valeurs du Mouvement Pact-Arim ?

R.B: Il n’y a pas d’antinomie entre logement social privé et qualité patrimoniale. Une restauration respectueuse des qualités architecturales du bâti traditionnel local participe à l’intégration d’une famille dans le tissu social existant tout en prenant en compte le cadre paysager environnant.