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Archives - Pact en Action

Nabitat Santé


Action Archives
04/12/2008

Habitat-Santé : une problématique au cœur du projet social du mouvement PACT

Premier réseau national agissant sur les champs de l’amélioration de l’habitat et du logement des populations défavorisées, le Mouvement PACT s’investit fortement sur les thématiques habitat-santé. Elles sont au coeur de son projet associatif.

La prévention des risques sanitaires liés aux expositions dans l’habitat constitue un des huit principaux axes du Plan National Santé Environnement dont l’objectif est une meilleure prise en compte de ces enjeux dans les interventions et les pratiques. Parallèlement, l’Etat a fait de la lutte contre l’habitat insalubre ou dangereux une priorité des politiques publiques, trouvant sa traduction dans des outils de programmation ou de traitement. Cette problématique habitat-santé trouve notamment une traduction dans les différents diagnostics désormais nécessaires lors d’une vente ou d’une mise en location d’un bien immobilier.

Face à ces questions, la Fédération des PACT a lancé en 2007, en partenariat et avec l’appui de la Direction générale de la santé (DGS) et la Fondation des caisses d’épargne, une étude-action « Habitat-Santé ». Elle vise notamment la réalisation d’un guide de recommandations et de bonnes pratiques pour que les principaux objectifs de santé publique en matière d’habitat soient intégrés de façon systématique dans les interventions PACT.

Les expérimentations et actions conduites par les associations PACT, dans ce domaine, témoignent de la volonté du Mouvement de prendre en compte l’individu dans sa globalité pour lui permettre d’habiter un logement adapté sans risque pour sa santé ou sa sécurité. Ces interventions concernent la réalisation de travaux, l’information ou l’accompagnement des ménages les plus fragiles dans la gestion de leur logement. Elles permettent de traiter l’isolation thermique, le risque plomb et la prévention des intoxications au monoxyde de carbone. C’est le cas du PACT de Loire Atlantique qui mène une action globale de prévention à domicile.

D’autres expérimentations sont également menées sur des thèmes plus spécifiques comme l’adaptation du logement pour les sortants d’institutions hospitalières. Ainsi à Rodez, le Pact de l’Aveyron, en lien avec le centre hospitalier, développe un projet de logement passerelle.

Premiers résultats de l’étude Habitat-Santé

10 thématiques étudiées : les risques plomb, monoxyde de carbone, amiante et légionelles; les nuisances sonores; les accidents de la vie courante; humidité et moisissures; le confort thermique; la qualité de l’air intérieur et les comportements générateurs d’insalubrité.

Réalisation de monographie par problématique afin de définir une grille d’audit, support d’analyse pour les associations PACT lors des visites. Elle a été expérimentée par 30 professionnels (techniciens, agents sociaux et chargés d’opération) intervenants dans différents départements.
178 audits réalisés mettant en évidence une moyenne de 8 risques potentiels par logement).

Une 2ème phase de généralisation est en cours qui devrait se conclure par la réalisation d’un guide et la proposition de formations adaptées. 

Contact : Alain Mellet, Fédération des PACT

Pour la prévention sanitaire globale à domicile
L'exemple de la loire atlantique

Les relations étroites entre l’habitat et la santé sont connues. Ainsi des études ont montré que la qualité de l’air était parfois plus mauvaise à l’intérieur du logement qu’à l’extérieur et que de nombreuses affections trouvent leur origine…chez soi ! Ces logements malsains sont souvent occupés par des personnes en difficulté sur le plan économique et social et en situation ou risque de précarité énergétique.

Depuis 2002, le PACT de Loire-Atlantique s’est engagé dans une démarche de prévention sanitaire globale à domicile. Cette intervention qualifiée d’Audit Sanitaire et Social, initiée par la DRASS des Pays de Loire, est basée sur un diagnostic technique du logement axé sur la santé des occupants et le mode d’habiter. Les logements sont passés au crible pour évaluer les risques de santé potentiels (qualité de l’air intérieur, saturnisme, accidents domestiques…) Sont ainsi effectués de multiples contrôles de mesures (taux d’humidité, CO, débits d’extraction VMC …) qui permettent d’orienter les préconisations en matière de travaux et les conseils visant à bien utiliser le logement et ses équipements. Dans ce cadre, l’audit apparaît comme un outil de médiation entre propriétaire et locataire, l’argument « sécurité sanitaire » entraînant souvent des réactions immédiates facilitant la réalisation de travaux. L’audit constitue également un support intéressant dans la lutte contre l’habitat indigne et indécent.

Les désordres les plus fréquents concernent les phénomènes d’humidité, occasionnés notamment par des défauts de ventilation, d’isolation et/ou de chauffage et fréquemment accentués par des remontées telluriques ou défauts d’étanchéité de l’enveloppe du bâti. S’agissant des logements équipés d’une ventilation mécanique, de nombreuses installations présentent des défauts remettant en cause leur efficacité (absence ou insuffisance d’entrée d’air au niveau des menuiseries, détalonnage des portes et débits d’extractions insuffisants…). Très souvent les occupants peuvent accentuer les désordres par des comportements inadaptés : utilisation de poêle à pétrole, obstruction des ventilations naturelles ou mécaniques, défauts d’entretien…

Cette approche globale des logements est désormais appliquée par le PACT, quel que soit le type de missions confiées. Ainsi, on peut entrer dans des logements pour traiter des problèmes d’humidité et ressortir en alertant l’occupant sur un risque grave d’intoxication au monoxyde de carbone.

Les PACT ont du pain sur la planche, tant il reste à faire pour que chacun habite un logement sain et respectueux de l’environnement. Mais si l’amélioration de la performance énergétique des logements est aujourd’hui une nécessité, il faudra veiller à ce que l’isolation ne se fasse pas au détriment de la qualité de l’air intérieur (travaux adaptés à chaque typologie de bâtiments, équipements de ventilation performants, robustes, économes en énergie et correctement mis en œuvre…).
 
Contact : Vincent Bricaud, PACT Loire Atlantique Tel : 02.40.44.99.40


Faciliter la sortie d’hospitalisation psychiatrique grâce au logement passerelle
L'exemple de rodez

Après leur séjour en centre psychiatrique, les personnes cumulent bien souvent plusieurs difficultés : des problèmes de santé, la faiblesse ou l’absence de revenus, une situation de rupture familiale ou relationnelle et donc l’absence de lieu d’accueil à la sortie. A Rodez, le PACT de l’Aveyron et le Centre Hospitalier (CH) Saint-Marie ont développé, à partir de 2003, un partenariat original visant la réinsertion des personnes grâce à une solution logement adaptée à leurs besoins et articulée à un suivi médico-social.

Les solutions proposées semblaient inadaptées à ce public. Elles conduisaient souvent à une série d’incidents et d’échecs de relogement des personnes en rupture à l’issue de leur hospitalisation. En effet, les hospitalisations, de plus en plus  courtes, sont souvent insuffisantes pour la (re)construction d’un projet de vie et les bailleurs privés hésitent de plus en plus à collaborer avec le CH.

Pour les partenaires, l’enjeu était de trouver une solution alternative. Celle-ci à pris la forme de « logements passerelles » qui accueillent les personnes dès leur sortie avec le soutien et le suivi social et infirmier du CH pour éviter l’interruption de soins.

Fin 2003, le PACT identifie un immeuble pouvant accueillir 4 à 8 logements. Ce projet mobilise plusieurs partenaires locaux : la DDE, la DDASS, le Conseil général, le CCAS, la communauté d’agglomération du Grand Rodez. En lien avec le CH Sainte Marie, un cahier des charges pour l’aménagement de l’immeuble est défini de façon très précise. Il tient notamment compte des mesures de sécurité liées aux ouvertures extérieures et à l’alimentation au gaz. Le projet compte un petit logement pour des séjours de très courte durée, un logement T3 destiné à un usage en appartement partagé, quatre T1 bis/T2  ainsi qu’un espace de rencontre. La réhabilitation et l’aménagement de l’immeuble sont achevés fin 2004. En janvier 2005, le premier bénéficiaire est installé.

Aujourd’hui, six personnes sont accueillies pour des périodes plus ou moins longues en fonction de situations médicales variables et de perspectives et capacités futures à une vie autonome. le projet , bien inséré, dans le quartier, ne pose pas de difficulté de voisinage ou de stigmatisation. Une ville voisine vient de demander l’extension de ce projet pilote à son territoire.

L’ensemble de la démarche est par ailleurs suivi par le groupe de travail national animé par la Fédération des PACT dans le cadre de son partenariat avec la Fondation des Caisses d’Epargne pour la solidarité.

Contact : Patrick Marot, PACT de l’Aveyron  tel : 05 65 30 70

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